Possessif (adjectif)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Adjectif 

XIV e siècle. Emprunté du latin possessivus, « qui marque la possession ».
1. Qui marque la relation existant entre un être, un objet et ce qui lui appartient ou se rapporte à lui. Un pronom, un adjectif . Un pronom masculin, féminin. « Le mien », « la mienne », « les miens », « les miennes » constituent les différentes formes du pronom de la première personne du singulier. « Mon », « ton », « son », « notre », « votre », « leur » sont des adjectifs s. Les adjectifs s sont des déterminants. L'adjectif prend parfois une nuance affective, comme dans « Notre héros se mit à courir » . Subst. Un .
2. Enclin à être exclusif, dominateur dans ses relations à autrui, ses affections. C'est un homme et jaloux. Une mère possessive. Amour , amitié possessive .


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Adjectif 


Grammaire
Qui marque la possession. Il n'est usité que dans ces expressions : "Pronom , adjectif ," Pronom, adjectif qui sert à marquer la possession de la chose dont on parle". Mon, ton, son, nos, vos, leurs sont des adjectifs s." Substantivement", Un ."



Dictionnaire d'Emile Littré

Adjectif 


Terme de grammaire. Qui sert à marquer la possession. Pronom, adjectif .
    Substantivement. Un .
    Composé , composé dans lequel un substantif et un adjectif réunis sont donnés comme qualité possédée par un sujet, par exemple un boeuf courtes-cornes.

HISTORIQUE
    XVème siècle
CH. D'ORL.: « Mais quant au fait du »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. possessiu ; espagn. posesivo ; ital. possessivo ; du lat. possessivus, qui vient de possessum, supin de possidere, posséder.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Adjectif 


T. de Gram. Il n'est usité que dans ces expressions, "Pronom , adjectif ," Pronom, adjectif qui sert à marquer la possession de la chose dont on parle. "Mon, ton, son, nos, vos, leurs, sont des adjectifs s."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Adjectif 


Terme de Grammaire. Il n'a d'usage que dans cette phrase, "Pronom ," qui signifie, Un pronom qui sert à marquer la possession de la chose dont on parle. Ainsi, "Le mien, le tien, le sien, etc." sont des pronoms s.



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Adjectif 


Terme de Grammaire. Il n'a d'usage que dans cette phrase, "Pronom ," qui signifie, Un pronom qui sert à marquer la possession de la chose dont on parle. Ainsi, "Le mien, le tien, le sien, &c." sont des pronoms s.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Adjectif 

Terme de "Gram." Nom doné aux "pronoms" qui marquent "la possession" et la propriété de quelque chôse. M. "de Wailly" apèle ces pronoms "conjoints", parce qu'ils sont toujours "joints à" un subst. = Il y a deux sortes de "pronoms s"; les "absolus" et les "relatifs". = I. Les "possessifs absolus" sont, "mon", "ton", "son", qui font au fém. "ma", "ta", "sa", et au plur. "mes", "tes", "ses"; "notre", "votre", "leur", et au plur. "nos", "vos", "leur". Ils précèdent toujours les noms auxquels ils sont joints, et s'emploient sans article, comme les noms propres: "mon" livre, "de ma" table, "à mes" enfans: "mes" biens; "de vos" terres, "à vos" valets, etc.
- 1°. On doit répéter ces pronoms "possessifs absolus", comme on répète les articles: "mon" père et "ma" mère; "son" frère et "sa" soeur, et non pas "ses" père et mère, "ses" frère et soeur, etc. BUF. = On ne les répète point, quand il y a deux adjectifs modifiant un même nom, et ayant à peu près le même sens: 'Il lui a fait voir "ses" plus "beaux" et plus "magnifiques" habits. Mais on doit les répéter quand les deux adjectifs ont des sens diférens: 'Il lui a montré "ses" plus "beaux" et "ses" plus "vilains" habits. "Vaug." "Th. Corn."
- 2°. Ces "pronoms s" s'emploient au lieu du génitif des pronoms personels. Ainsi au lieu de dire, l' état "de moi", la maison "de lui", le livre "de vous"; on dit":" "mon" état, "sa" maison, "votre" livre, etc. = Quelquefois pourtant au lieu du pronom , on se sert du génitif des personels. On dit, pour l'amour "de vous:" c' est le sentiment de mon frère et "de moi"; mais ce tour n'est pas ordinaire; et pour le second exemp. il serait mieux de dire: c'est le sentiment de mon frère et "le mien". BUF. * Aûtrefois, on mettait les pronoms s à la place des personels, non-seulement pour le génitif, mais pour les aûtres câs. "P. Corneille" dit en plusieurs endroits de ses tragédies: vous serez "nôtre", je meurs "tienne", pour dire, vous serez toute "à nous": je meurs toute "à toi". = "La Fontaine" a dit aussi:
   Dieu prodigue ses biens
   À~ ceux qui font voeu d'être "siens".
   On dirait aujourd'hui, d'être "à lui". = Dans certaines Provinces, on dit encôre, "un mien" frère, "une tiène" soeur; "un sien" ami. On doit dire: "un de mes" frères, "une de tes" soeurs, "un de ses" amis.
- 3°. On ne doit pas employer les pronoms "possessifs", quand ils sont précédés de quelque pronom personel, qui en rend inutile l'usage. On ne dira pas, j'"ai" mal "à mon" estomac, puisque "je" détermine assez que je parle de moi même, et que je ne puis avoir mal à l'estomac d'un aûtre. Par une raison contraire, on dira: "je vois" que "ma" jambe s'enfle, parce que "je vois" ne détermine pas assez que c'est de "ma" jambe que je veux parler. On "lui" rendit "sa" liberté, dit Mde de "B.".. "Hist. d'Angl." Il falait dire "la liberté"; car on ne pouvait pas "lui" rendre la liberté d'un aûtre. '"Il" garde "son" lit est donc un gasconisme, un pléonasme. Voy. GARDER. "Rem." n°. 3°.
- 4°. Les "pronoms s" donent souvent aux substantifs, auxquels ils sont joints une signification active. Quand je dis "mon atachement", je parle de l'atachement "que j'ai pour" un aûtre, et non pas de celui "qu'on a pour" moi, et dont je suis l'objet. "La Bruyère" a donc mal parlé, à mon avis, lorsqu'il a dit: 'On ne saurait surpasser les anciens que par "leur imitation"; c. à. d. l'action par laquelle ils "sont imités"; tandis que le pronom semble énoncer l'action par laquelle ils "imitent". Il falait prendre un aûtre tour et dire: on ne peut sur-passer les Anciens qu'en "les imitant". = Voyez. MON, TON, SON, etc.
   II. Les s relatifs sont, "le mien", "le tien", "le sien", "le vôtre", "le nôtre", "le leur", qui ont au féminin, "la mienne", "la tienne;la sienne", "la leur", "la nôtre", "la vôtre;" et au plur. "les miens", "les miennes", etc. "les leurs", etc. Ceux là ne sont pas joints à un substantif, mais le supôsent énoncé auparavant, et y ont "relation". Ils sont substantifs eux-mêmes, et sont précédés de l'article, "le mien", "du sien", "au tien", etc. = On dit, "le tien", "le mien", etc. absolument pour dire, "mon bien", "ton bien": et au pluriel, "les miens", "les tiens", etc. pour dire, "mes parens", "tes parens", etc.
- 1°. Les "pronoms s relatifs" ne peuvent se raporter à des chôses qui se disent pour la persone, comme "âme", "esprit", "plume", "épée" et aûtres semblables. Ainsi, on ne dira pas: cela n'est pas digne d'une belle "âme" comme "la vôtre": il n'y a pas de meilleure "plume" que "la sienne"; il faut dire: "comme vous", "que lui", etc. = Ils ne peuvent pas non plus se raporter à un nom pris indéfiniment. On ne dira point: il n'"est" point "d'humeur" à faire plaisir, et "la miène" est bienfaisante. 'Dans les premiers âges du monde, chaque "père" de famille gouvernoit "la sienne" avec un pouvoir absolu. Il faut prendre un aûtre tour, et dire, par exemple, il n'"est" pas "d' humeur" à faire plaisir, et moi je "suis d'une humeur" bienfaisante~; ou bien, et moi j'aime à rendre service. 'Dans les premiers âges du monde, chaque "père de famille" gouvernoit "ses enfans" avec un pouvoir absolu.
- Faire raporter ces pronoms à des mots pris dans une signification indéfinie, c'est passer du général au particulier; ce qui est contre la bone logique.
- 2°. "Malherbe" ne pouvait soufrir qu'on mît les "pronoms s relatifs" à la place des "absolus", et qu'on dît, par ex. quel aveuglement est "le vôtre"? au lieu de dire: quel est "votre" aveuglement? Il dit que ce sont les Italiens qui parlent ainsi: "che sciocchezza è la vostra?" VAUGELAS au contraire, dit avoir apris des Maîtres, que l'un et l'aûtre est français; mais qu'à la vérité le second est plus naturel que le premier. "Chapelain", sur cette Remarque, a écrit. que si le second est plus naturel, le premier est plus élégant. "Th. Corneille" a peine à croire qu' on puisse rien décider là dessus. Pour moi je suis tout-à-fait de l'avis de "Chapelain"; et que ce soit des Italiens ou non que nous ayions emprunté cette construction, l'usage la préfère à celle qui est plus naturelle. = Voy. NOTRE.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Adjectif 


Terme de Grammaire. Il n'a d'usage que dans cette phrase, "Pronom ", qui signifie un Pronom qui sert à marquer la possession de la chose dont on parle. Ainsi dans ces phrases, "Mon livre, vostre livre", ces pronoms "mon" & "vostre" sont des pronoms s. "Mien, tien, sien, &c". sont des pronoms s relatifs.




Emplacement dans le dictionnaire :

positron
posologie
possédable
possédant
possédé
possedé
posseder
posséder
possesseur

possession
possessionné
posset
possibilité
possible
possiblement
post
postal
postdater
poste
posté




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Alfred de MUSSET (Articles publiés dans la Revue des Deux Mondes (1832-1833) Chroniques de la quinzaine.)

...depuis si long-temps attendue du déburau de M Jules Janin. Oui, le déburau de M Jules Janin. M Jules Janin peut bien dire cette fois mon déburau , sans que personne lui conteste le pronom possessif. C'est M Jules Janin qui a fait ce grand homme. Ce grand homme lui appartient. L'histoire complète qu'il nous en donne est assurément l'un de ses plus jolis feuilletons. C'est une charmante...


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